Notation : La nature se venge

Coucou c'est l'heure des notations. :D

Bonne chance à nos 4 participants: Jessica-eh, Iro linconnu, Kyllmen et Restnomyrruc.


Texte 1:
La nuit est tombée. Le vent hurlant fait grincer la vieille maison de bois nous surplombant. D’interminables nuages sombres occultent la clarté des étoiles. Cela fait si longtemps que leur lumière n’a pas brillé au-dessus de nous. Cela fait si longtemps que nous vivons dans l’ombre.

Le vent souffle toujours, et ses rafales sont de plus en plus violentes. Nous sommes serrés les uns contre les autres, et nous osons à peine respirer. Nous attendons. Nous ne pouvons rien faire d’autre. Nos visages pâles, striés de larmes, expriment notre désespoir. Cela va bientôt faire une semaine que nous sommes dans cette cave. Sitôt que l’alerte fut donnée, nous nous y sommes réfugiés. Nous n’avons même pas pris le temps de saluer une dernière fois nos amis ou le reste de la famille. Nous ne savons même pas s’ils sont toujours en vie. Nous avons cessé de chercher en vain sur notre ancien poste de radio, une station qui émettrait encore. Tout le monde se cache désormais. Nous ne pouvons plus communiquer. La technologie qui autrefois nous unissait tous, où que nous soyons, ne nous est plus d’aucune utilité. Nous avions oublié ce que cela faisait que d’être seuls. A trop nous croire maîtres du monde par la création d’univers entièrement pixélisés, nous en avons oublié notre insignifiance face à la réalité.

Qui sommes-nous à présent ? De misérables êtres vivants attendant leur dernière en tremblant car terrifiés à l’idée de mourir.

Notre règne tyrannique sur le monde a pris fin, et nous en payons aujourd’hui le prix. Si ce dernier témoignage subsiste à notre fin, si quelqu’un un jour venait par je-ne-sais quel miracle à tenir mes dernières paroles entre ses mains, je tiens à vous mettre en garde, ne répétez pas les mêmes erreurs que nous avons faites. Vous n’êtes pas les souverains de cette terre, comme nous ne le fûmes jamais vraiment. Vous n’êtes qu’une poussière sur une terre qui a survécu à tout. Détruisez-la, et elle vous détruira, comme elle nous détruit aujourd’hui.

Un effroyable roulement de tonnerre vient de me tirer du demi-sommeil dans lequel j’étais plongé. Il est si puissant que la terre tremble sous nos pieds. Nous nous empressons de nous boucher les oreilles, mais rien n’y fait. Le son tonitruant semble glisser entre nos doigts crispés pour se répandre dans tout notre cerveau, saturant les autres informations que nos sens nous transmettent sans arrêt. Les yeux écarquillés par l’épouvante, je vois, par l’unique fenêtre de notre cave, un immense éclair déchirer le ciel. Un instant je crains qu’il ne nous réduise en poussière, nous fasse quitter définitivement ce monde devenu fou ; mais il disparaît soudainement, et le calme revient. Toutefois, nous savons qu’il n’est que temporaire. Nous savons qu’un nouveau désastre ne va pas tarder à se produire, plus brutal, plus meurtrier que le précédent. C’est ainsi que cela avait commencé. Un cataclysme, puis un fléau, suivi d’une calamité… Jusqu’à ce que nous comprenions l’étendue du désastre que nous vivions.

Il y a quelques mois, un raz-de-marée d’une violence inconcevable a dévasté une grande partie de l’Indonésie, plongeant l’Asie dans la panique. Les autres pays du globe tentèrent d’aider les autorités à reloger les sinistrés, mais bientôt, chaque pays fut submergé par ses propres catastrophes naturelles. Une série de tornades gigantesques détruisirent l’arrière-pays des Etats Unis. Des tremblements de terre secouèrent les hauts-plateaux tels que le Tibet ou la cordillère des Andes. Les volcans en activité et ceux en sommeil depuis longtemps se mirent soudain à cracher du magma et des volutes de fumée denses qui perturbèrent les liaisons aériennes. Le niveau de la mer augmenta, emportant des centaines de villages et des milliers d’habitants. Des glissements de terrain se produisirent partout dans le globe, les forêts martyrisées se vengèrent en écrasant les fous qui cherchaient refuge auprès de Dame Nature, et des tempêtes s’abattirent sur les rares villages épargnés. Dès lors, tous les gouvernements du monde enjoignirent la population à se protéger du mieux possible, en attendant la fin de cette crise mondiale.

Les orages électriques provoquèrent une perturbation des communications longue-distance, et une pluie de météorites acheva de détruire tout le système internet et les réseaux de téléphonies.

Cependant, malgré la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvions à cet instant, nous refusions encore de croire en notre fin. Nous refusions de croire que la Terre nous détruirait, nous, ses propres enfants.

Quand les quatre vents se sont levés, et s’unissant, ont charriés de la poussière, de la fumée et des relents de mort, nous étions persuadés que nous serions bientôt sauvés.

Quand le ciel s’est ouvert et a détruit nos champs et nos routes de ses pluies acides, nous croyions encore en notre bonne étoile.

Quand le feu, attisé par le vent, a dévoré nos maisons et notre travail de toute une vie, nous avions encore foi en l’avenir.

Quand la terre a tremblé si fort que nous en sommes tombés à la renverse, nous espérions toujours vivre demain.

Mais quand nous avons entendu le cri du premier enfant terrassé par ces menaces contre lesquelles nous étions impuissants ; quand nous avons vu le corps de notre voisin étendu au milieu de la cour, l’arbre planté par ses parents le jour de sa naissance l’écrasant; quand nous avons touché le visage froid et humide de notre propre sœur, semblable à un masque mortuaire horrifié ; quand nous avons senti l’odeur de mort éclipser celle de nos corps dans cette cave devenue tombeau ; quand nous avons goûté à la saveur métallique du sang dans notre bouche et au goût âpre des cendres nous recouvrant ; le voile pesant sur nos yeux s’est brutalement levé.

C’est à ce moment-là que nous avons finalement compris que notre fin est inéluctable.

Nous payons maintenant le prix de toutes ces années de destruction impunies.

En ce jour se termine la sombre Histoire de l’espèce humaine ; car aujourd’hui, la nature se venge.

Texte 2:
C’est quand la plante qui se trouvait sur le comptoir de sa cuisine se mit à parler que Alan comprit que quelque chose ne tournait pas rond. Il crut tout d’abord à une hallucination (il faut dire qu’il était adepte de substances illicites) mais se rappela vite que sa dernière consommation datait de plusieurs jours. Peut-être qu’il était en train de rêver ? Non, il se pinça mais ne se réveilla pas.

« Bonjour, Alan, dit-elle. Je suis Flora, ta pla…

- Qu’est-ce que… » s’écria Alan, sursautant, laissant tomber au sol le bol qu’il avait en main. Il venait de se lever et la dernière chose à laquelle il s’attendait était que sa plante se mette à lui parler.

Alan se tint au comptoir, tentant de ralentir son rythme cardiaque tout en cherchant à rationaliser ce qui venait d’arriver.

« Bonjour, répéta la plante. Je suis Flora, ta plante d’intérieur. Il faut qu’on parle tous les deux.

- Quoi ? T’es une plante, tu n’es pas censée parler !

- Justement, ça prouve bien la gravité de la situation. Nous avons des affaires urgentes à régler toi et moi. Commençons par la fin de l’humanité, qui approche à grands pas à cause de…

- Mais… bafouilla Alan, comment est-ce que tu arrives à parler ? T’as même pas de bouche… Et il te faudrait des poumons, des cordes voca…

- Alan ! s’énerva Flora. Tu n’écoutes pas ? J’ai dit la fin de l’humanité ! Nous n’avons pas beaucoup de temps, tu vas devoir oublier tes questions et m’écouter maintenant. Est-ce que j’ai toute ton attention ? »

Alan ouvrit puis referma la bouche rapidement, s’empêchant de poser les milliers questions qui lui envahissaient l’esprit. Flora eut peur pendant un instant de l’avoir perdu, puis il hocha finalement la tête.

« Bien. Commençons.

- Comment est-ce que tu as pu voir que j’ai hoché la tête, tu n’as pas d’ye…

- Chut ! Laisse-moi parler, nous aurons très bientôt tout le temps de discuter, mais pour l’instant écoute-moi. Les végétaux se sont ligués contre l’humanité pour vous exterminer. Quelle heure est-il ?

- Euh… huit heures vingt-sept.

- D’accord, dit-elle, ça nous laisse environ une demi-heure pour s’abriter. Il va falloir que tu prennes de quoi manger pour au moins une semaine. À boire aussi, et des couvertures et un matelas. Tu dois aller dans ta cave, t’y enfermer et ne pas en sortir pendant les prochains jours, compris ?

- Euh…

- Euh… Euh… Euh… répéta Flora, moqueuse. Tu n’as que ce mot à la bouche ! Bouge tes fesses et fais ce que je te dis si tu veux vivre ! »

Alan ne se le fit pas dire deux fois. Il courut dans sa chambre, prit son drap de son lit, fit une boule avec sa couette et ramena le tout dans la cuisine. Il mit la couette de côté et étala le drap sur le carrelage de la cuisine.

Dix minutes plus tard il avait empilé sur le drap des vivres, un réchaud, un couteau et du matériel de survie, suivant les ordres de Flora. Une chance qu’il avait prévu d’aller camper la semaine suivante, qui sait s’il aurait eu le nécessaire sinon. Après cinq bonnes minutes d’emballage, il déposa son drap de survie dans l’entrée de son appartement et s’accorda cinq minutes de pause.

Au bout de quelques secondes, il se rendit enfin compte de l’absurdité de ce qu’il était en train de faire – il venait de vider ses placards de nourriture sur les ordres de sa plante de cuisine, qui prétendait que les végétaux allaient bientôt anéantir l’humanité.

Il retourna dans la cuisine, comptant demander des explications à sa plante. « Ah, te revoilà, dit Flora. Tu as tout empaqueté dans ton drap ? Maintenant il faut que tu ailles dans ta cave, vite !

- Avant que je n’écoute un seul autre de tes ordres, je dois savoir ce qui se passe là.

- Ce qui se passe là ? C’est la fin du monde tel que tu le connais. Les végétaux vont déployer des forces inimaginables pour vous annihiler, vous les humains. Des forces qu’on a plus vues depuis des millions d’années. Pendant des jours durant la surface de la Terre ne sera plus que destruction et chaos jusqu’à ce qu’il ne reste plus trace de votre passage. Et si je ne me trompe pas, tout ça commence dans dix minutes, c’est bien ça ? Est-ce qu’il est bien huit heures moins dix ?

- Ou… commença Alan. Oui, c’est ça, acheva-t-il après vérification.

- Dans ce cas Alan, je vais te demander de me faire confiance, de prendre les affaires que tu as dans l’entrée et de descendre dans ta cave. Restes-y au moins sept jours. N’oublie pas de m’emporter aussi, je répondrai à tes questions.

- Qu’est-ce qui me prouve que ce que tu me dis est vrai ? Comment est-ce que je sais que je n’hallucine pas ta voix ?

- Écoute Alan, je ne te demande pas de me croire sur parole mais je t’en supplie, descends dans ta cave, au moins pour l’instant. Tu ne risques rien à y aller, et si dans une heure rien ne se passe, tu remonteras, d’accord ?

Alan acquiesça, attrapa le pot de Flora, courut dans l’entrée et sortit sur le palier, prenant à la volée son drap de survie. Il descendit quatre à quatre les marches de l’escalier de secours jusqu’au sous-sol, où il rentra dans sa cave à huit heures cinquante-sept.

À neuf heures pétantes, le sol se mit à trembler, un vacarme assourdissant emplit l’air et Alan se coucha par réflexe au sol, effrayé. C’était certain, il vivait ses derniers instants, il était impossible que la cave tienne le coup, se dit-il. Mais la voix rassurante de Flora s’immisça dans son esprit, lui murmurant d’un ton maternel : « Ne t’inquiète pas, rappelle-toi ce que j’ai dit, ils vont tout détruire, mais seulement à la surface. »

C’était donc ainsi qu’elle pouvait lui parler, par télépathie… Puis Alan réfléchit : « Et les gens là-haut, il va leur arriver quoi ? pensa Alan vers Flora. Ils vont mourir ?

- J’en ai bien peur, oui, répondit Flora, sa voix couvrant le grondement de l’immeuble s’effondrant au-dessus de leurs têtes. Tes parents, tes amis. À moins qu’ils aient été sous terre quand ça a commencé, je doute qu’ils s’en sortent. L’humanité sera réduite à quelques milliers d’individus éparpillés aux quatre coins de la planète, les chanceux qui auront été au bon endroit au bon moment.

- Plus moi, qui ai été prévenue par ma plante… dit Alan après un silence, encaissant le coup assené par les révélations de Flora. Pourquoi est-ce que tu m’as aidé ?

- Tu t’es toujours bien occupé de moi, je n’ai manqué de rien en trois ans avec toi, lui répondit-elle naturellement. Je ne pouvais pas te laisser mourir… Et je dois aussi avouer que je ne cautionne ce genre d’action des végétaux.

- Pourquoi est-ce qu’ils font ça d’ailleurs ? À cause de notre traitement à leur égard ?

- En partie, oui, mais surtout parce que l’humanité a trop proliféré, elle doit être ramenée à un niveau de population plus décent, pour le bien de la nature dont elle se nourrit. »

Après ça, un long silence télépathique s’installa entre Flora et Alan, nul n’osant le rompre, jusqu’à ce qu’au cinquième jour, quand Alan, croyant devenir fou enfermé dans sa cave, et ayant réfléchi sur le sujet durant les deux jours précédant, pensa vers Flora : « De quel droit est-ce que les végétaux anéantissent une autre espèce ? N’est-ce pas exactement la raison pour laquelle ils sont en train de nous punir ? Ne seraient-ils pas un peu hypocrites ?

- C’est pour ça que je ne cautionne pas ces actions. J’aurais préféré des attaques ciblées, contre ceux qui sont des dangers, mais les végétaux ne savent pas faire à moitié : c’est tout ou rien. Les trilobites ? Les dinosaures ? À chaque fois qu’une espèce fait trop pression sur notre écosystème terrestre, les végétaux se révoltent. Ils détruisent tout et ne laissent la vie sauve qu’à une petite portion du règne animal pour repeupler, espérant que ça aille mieux cette fois-ci.

- Et ce pouvoir de destruction, ils le tiennent d’où ? Qui a décidé que les végétaux prendraient la décision de savoir qui vivrait ou non ? Et ta faculté à parler, d’autres plantes l’ont eue ? D’autres personnes ont pu être prévenues ?

- Ça, personne ne le sait. Les végétaux ne prennent pas la décision en réalité, ils agissent simplement, sans réellement comprendre ce qui se passe. Pour ma parole, j’ai découvert que je pouvais communiquer ce matin en même temps que toi. »

Un autre jour de silence télépathique suivit, Alan se morfondit, se rendant compte qu’il ne verrait sans doute jamais un être humain, quand le cinquième jour la terre cessa de trembler, laissant les oreilles d’Alan sifflantes. Sur les conseils de Flora, ils attendirent le lendemain pour sortir.

Quand Alan quitta enfin la cave, il fut surpris de découvrir le sous-sol tel qu’il avait toujours été. Mais au moment d’ouvrir la porte de la cage d’escalier, une lumière éblouissante inonda soudain la pièce et Alan se retrouva en pleine forêt après avoir monté les quelques marches.

Pas d’immeuble, pas de rue, pas de voitures… Mais par-dessus tout, pas d’humains. La nature s’était vengée.

Texte 3:
Qui n’a jamais pensé qu’il pouvait tout perdre ? Qui n’a jamais cru au mal en personne ? Qui n’a jamais pensé que la cruauté à l’état pur n’existait pas ? L’abomination est belle est bien vivante… Et de sa magie, elle annihilera votre âme mortelle, car personne ne peut lui résister. Le mal a toujours été, aujourd’hui il sort de son sommeil…

Je venais d’arriver sur les lieux. Je descendais de mon vaisseau et posais pied à terre. Devant moi se dressait l’affluence de mère nature. Cette forêt était encore vierge de toute douleur. Je respirais l’odeur de la terre qui nous avait tous enfanté. Je marchais à pas d’empereur dans le domaine du maître. Bientôt celui-ci allait être réduit… en CENDRES !! Même le règne de notre Sainte Mère devait prendre fin. Il était temps de rayer une fois pour toute ce dernier obstacle qu’était la nature. Une fois annihilée, plus rien ne se dressera contre nous. Le Deenine sera invincible !

Depuis bien trop elle prospérait, depuis bien trop longtemps sa neutralité lui faisait défaut. Aujourd’hui, elle va en payer le prix. Je vais réduire ce pitoyable élément à néant. Il n’y aura plus de vie… plus d’espoir ! Mouhahahaha ! Je vais bâtir sur les ossements de cette forêt mon nouvel EMPIRE ! Une renaissance va émerger de ses cendres !

Mes pas s’accéléraient au fur et à mesure que nous progressions dans le champ de bataille. Derrière moi mes soldats massacraient les arbres un à un comme des moutons à l’abattoir. Les herbes pourrissaient sous mes pieds. Elles s’inclinaient devant leur nouveau ROI !! D’une main de maître j’empoignai un petit arbuste, et le brûla de ma colère la plus infâme. J’étais si puissant que personne n’osait me défier. J’avais abattu tous mes pitoyables ennemis, et cet endroit n’était plus que le vestige de leur passé ! Mes yeux laissaient échapper les commandements du Diable en personne. Ma capuche me donnait un aspect maléfique et mystérieux. Mes épaulières ornées de pointes métalliques racontaient mes gloires et mes génocides. Mes bras reflétaient mon pouvoir ! Mon torse symbolisait ma place légitime de tyran en ce monde ! Ma faux était le courroux déchainé de mon âme !! Personne ne lui avait résisté ! Elle avait coupé tant de têtes, tant de corps, tant de faibles. L’essence noire s’échappait de ma personne, montrant mon appartenance au mal, et ma dévotion à la cruauté.

J’étais la fin incarnée, la perte de tout espoir, la mort annonçant les vendanges prochaines. Je canalisai une force effroyable dans mes deux paumes de main, et brûlai les piliers de cette forêt. Les arbres gémissaient de douleur. Je les brûlais de l’intérieur pour les faire souffrir. Je serrai mes dents en même temps que j’y prenais goût. J’aspirai la vie des buissons et des troncs. Je lacérai d’une force empirique les fleurs. Je calcinai toute étendue d’herbe que je pouvais voir et percevoir. J’agrippai les oiseaux en vol et leur arrachait toutes plumes. Ils s’écrasaient tels des esclaves à mes pieds. Je les piétinai avec une satisfaction démoniaque. Les insectes se battaient et s’entretuaient les dernières baies pour mon plus grand plaisir. Le chaos s’était installé. Tout le reste était parti.

Mais, que voyais-je au loin ?!! Un résistant se tenait debout. Il attendait son coup de grâce ! Ce misérable disciple ennemi allait pourrir sous les flammes de ma haine ! Je pressais le pas, l’exaltation de tuer une nouvelle vie se faisait sentir. Je voulais voir ce regard implorant, celui de la fin, priant la pitié de son meurtrier. J’étais impatient qu’il me la demande, pour la lui REFUSER ! Il portait les habits des mercenaires, ces bâtards qui ne veulent se soumettre à ma volonté. Ses vêtements de teintes jaunâtres devaient laisser croire à un érudit pur, mais il n’en était rien. Tous leurs habits, leurs prouesses de combat, et leur humilité n’en ont sauvé aucun. Il ne portait pas d’arme, ce qui signifiait soit qu’il l’avait égaré (et qu’il était faible), soit qu’il maitrisait la magie.

Je ne mis pas longtemps à le cerner, des forces psychiques émanaient en lui, elles bouillonnaient même. Je jetai ma faux à terre. Derrière moi ne restait pas une seule marque d’espoir, tout avait été torturé. Les cadavres des rares animaux encore présents jonchaient le sol du Deenine. D’un mouvement rapide, je tendis mes bras vers les extérieurs et d’une onde de choc nauséabonde, tout fut soufflé et broyé. Mais lui se tenait toujours debout. Les arbres brûlaient autour de nous. Mes soldats et apprentis me regardaient au loin, attendant une nouvelle démonstration de force.

Mes plus fideles combattants me donnaient encore plus de férocité. Je me tenais devant mon tout dernier ennemi. Dans l’apogée d’une nouvelle pureté, j’allais faire de ce combat un véritable massacre. Je bondis en l’air en direction de cette larve. Ma paume s’ouvrit et ma rage s’en échappa. Il esquiva d’une parade et grimpa sur la cime d’un arbre mort qui nous entourait. Je repris mes appuis et souleva le cadavre de la nature. Je me mis à exercer une telle force qu’il se comprima, pour devenir toujours plus petit. Le disciple bondit en l’air et laissa échapper un cri, un cri de guerre. Je fermai mon poing droit, et le tronc se craquela en des milliers de miettes. Le disciple sortit des racines sous mes pieds et me reteint au sol. Ce combat était dénué de sens. Je commençai à comprendre qu’il m’attendait depuis le début. J’arrachai les racines telles de vulgaires branches mortes. Je saisis l’inconnu en vol et l’immobilisa. Je lui insufflai le feu corrompu. Il tomba à terre et se défendit avec ses bras.

J’augmentai la puissance de ma magie. J’appelai mes serviteurs. De viles créatures répondirent à mon appel, venues de mon royaume. Des araignées géantes apparurent au loin, des ours des forêts les suivaient au pas (ah briser ceux-ci n’a pas été de tout repos) ; de longs serpents ignobles descendaient des arbres, des loups affamés se faisaient entendre. Mes serviteurs étaient assoiffés de pureté, de magie qui se dressait devant leurs yeux. Obnubilés ils ne répondaient qu’à moi. L’inconnu redressa la tête, et dans un regard déterminé me défia une nouvelle fois. Un rayon céleste émana de ses mains en ma direction. Nos pouvoirs s’affrontèrent. Mais il n’était plus seul désormais. Des hiboux et aigles étaient venus lui porter secours. Ses alliés spectraux se multipliaient. Des élans ainsi que des lions apparurent à ses côtés, des chevaux accoururent au loin. Des plantes, des arbres, des buissons repoussaient avec honneur.

Exaspéré je fis sortir des entrailles de la terre des ronces, des épines venimeuses, des lianes et des plantes vampiriques pour exterminer ce misérable mortel. Je me mis à léviter, mon corps devint rougeâtre. Des ondes violâtres s’échappèrent de moi. J’ouvris la bouche et prononça d’effroyables formules. La terre se mit à trembler, mes serviteurs à hurler, le ciel à s’assombrir et à crier VENGEANCE !! L’inconnu appela les éléments avec lui, les arbres devinrent plus forts, les plantes plus enhardies, la nature plus sauvage. Des éclaires frappaient cette verdure pathétique, et le soleil se couchait sur leurs pitoyables vies mortelles. Le crépuscule était leur fin et les ténèbres arrivaient. Des éclipses apparurent, la chaleur s’intensifiait. Les soutiens de l’inconnu arrivaient, le cosmos grondait. L’attraction terrestre se perdait. Le sol était martelé. J’envoyai tout ce qui flottait en l’air sur cet homme.

Mais soudain, des murmures raisonnèrent dans ma tête. L’inconnu ouvrit les yeux, il devint pâle. Les murmures s’intensifiaient, leurs puissances étaient incommensurables. La peur se lisait. Un pouvoir se concentra sur les ruines de cette jungle. Une puissance divine en émanait, l’entité en personne s’exprimait : IL ARRIVAIT ! Ce lieu allait accueillir la bataille finale entre le bien et le mal. La nature allait être le témoin d’une nouvelle ère, celui du DEENINE ! Personne ne nous arrêtera, nous fortifieront notre pouvoir ici même ! Ce lieu de prospérité deviendra le siège de la torpeur ! Et je serai sur son TRONE !

J’explosai la rage de tous mes pouvoirs, toute la rage contenue en moi était libre !! Je m’élançai sur mon ennemi dans un tourbillon de magie. Je me nourrissais de sa détresse.

Un bruit tonitruant perça nos âmes. Il était là !! Il était enfin arrivé ! La bataille venait de commencer… Mouhahaha HAHAHAHA

Texte 4:
Hiver, jour 5731, calendrier de la Résistance. Année 2530 de l’ère commun.

Voilà plus de deux cents ans que nous avons arrêté, la race humaine entière, de consommer de la viande, tel que cela a été prévu par le traité Monde Vert, en 2296. Ce fut la fin d'un long combat visant à éviter la souffrance inutile des autres espèces et à réduire notre impact sur la biosphère. Quand on pense que tout cela est parti d'une idée si belle, si pure. Bien sûr, il y a eu des sceptiques, des personnes qui n’étaient pas d'accord, mais face à la force unie des états constituant le Conseil Terrestre, ils n'ont tenu qu'une dizaine de jours avant de capituler. Cette victoire ne fit que concrétiser l’impression de faire la bonne chose chez les dirigeants de l’époque.

Maintenant, le dégoût de la viande est tellement enraciné, programmé en nous par la société dès notre jeunesse, martelé par ces professeurs qui nous expliquaient pourquoi être carnivore était aussi grave que tuer un être humain, que même lorsque notre survie en dépend, nous sommes incapables d'en manger. Et même si quelqu’un y arrivait… il deviendrait un pariah. Cinquante ans après l’instauration des mesures anti-viande, le Conseil nous a assuré que la planète se reprenait en main. Si seulement ils avaient su à quel point cela allait être le cas… Une planète « verte », la prévalence des énergies renouvelables, la relocalisation des entreprises et une agriculture vivrière avaient fait des merveilles.

Mais bien sûr, si nous avons pu arrêter de manger de la viande, c'est que nous nous sommes tournés vers autre chose. L'humain est devenu herbivore, tous travaillant ensemble pour produire assez de fruits et légumes pour nous nourrir. Ce qui, pendant cent cinquante ans, a bien marché. Mais avec une telle abondance vient un sens de sécurité que l'on ne peut jamais se permettre. Le taux de naissances a monté exponentiellement alors que le nombre de morts baissait à vue d’œil, et, il y a soixante-dix ans, tout a soudainement changé : nos jardins et nos fermes ne produisaient plus assez pour notre population, alors que soixante pourcent de la masse terrestre était urbanisée. C'est ainsi que nous en sommes venus à consommer d'autres plantes, moins adaptées à notre culture… Ce fut le début de notre fin, bien que l'on ne s'en soit rendus compte que des années plus tard.

Car l’être humain, dans sa suprême folie, n'apprend pas ses leçons. Alors que nous avions failli nous éradiquer plusieurs fois de notre histoire, nous nous apprêtions à le refaire. Encore une fois, nous nous sommes surestimés… car ce que l'on ignorait, était l’évolution que provoquait notre société chez ces plantes que l'on cueillait encore sans réfléchir aux conséquences de nos actions. Pour peu qu'on l'aurait fait, nous aurions constaté une chose terrible : elles étaient dotées d'une conscience propre, et elles étaient horrifiées par notre absence de pitié. Nous qui avions discuté des siècles durant du bien-être des animaux que l'on élevait pour l'abattage, voilà qu'on se reprenait à recréer ces mêmes problèmes dans le royaume végétal. Mais bien sûr, je vous en parle en rétrospective, sur le coup, nous ignorions tout.

C'est donc en l’année 2487 que les premières disparations ont eu lieu. Des personnes s'en allant en forêt pour ne jamais revenir. Paranoïaques que nous sommes, les premiers accusés furent nous-mêmes. Et puis, lorsque les groupes de sauveteurs disparaissaient à leur tour, les animaux sauvages. On ne pouvait pas savoir ce qui nous attendait… le 1er janvier 2492, la panique finit par gagner la population. Des milliers de personnes étaient morts, avalés par l'herbe même sur laquelle ils s’asseyaient alors qu'ils fêtaient le nouvel an. La guerre avait éclatée… alors que nous venions à peine de comprendre qui était l'ennemi. Mère Nature s’était une fois de plus retournée contre nous, et ce désemparement fut la perte de millions de personnes en l'espace d'une seule semaine.

Nous avons tenté de rappliquer par le feu... Mais on n'a pas pu s'avancer, car la planète disposait de plus de ressources que nous.

Le dix novembre 2509, la population humaine était, pour la première fois depuis des milliers d’années, moins d'un milliard de personnes. Ce n'est qu'en 2514 que nous avons pu enfin nous reconstituer une semblance de coordination : ce mouvement, c'est la résistance. Nous sommes un ensemble de groupements séparés qui nous battons, malgré nos ressources faibles, pour la survie de notre espèce. Pour subsister, nous sommes réduits à nous créer une terre brûlée autour de nos campements et à essayer de cultiver assez de fruits et légumes, ces plantes « domestiquées » telles les animaux auparavant. Certains groupes tentent même, par désespoir, de se reconvertir à la viande. A force que nous nous regroupons, notre terrain ressemble de plus en plus aux villages d'antan, et la vie se refait.

Espérons que cela saura durer, que l'on ne s'y reprenne plus à nous croire supérieurs… Car en vérité, la nature pourrait continuer sans nous, alors que nous, nous serions morts sans elle...

Formulaire de notation :
Texte 1
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Texte 2
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Texte 4
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NeirdaRoiklem

Guest
J'ouvre le bal.

Texte 1
Note :
16/20
Commentaire : Joli, très joli. Ce texte est mon préféré. Lecture fluide, le texte est complet, plein de vocabulaire et bien écrit. Si on se réfère au cinéma, cela me fait penser à un mix de 2012 et de La 5eme vague. Un jour cette prédiction se réalisera. Nous ne sommes pas les maitres de la Terre, seulement ses hôtes. Il ne faut pas l'oublier. Si j'avais eu le loisir de participer, j'aurais très certainement écris un texte allant dans ce sens.

Texte 2
Note :
13/20
Commentaire : J'aime bien. L'idée de la plante qui vient en aide est très légère et m'a fait sourire. Un peu de fantaisie et de fantastique, pourquoi pas. Nous sommes beaucoup sur Terre et cela ne va pas aller en s'arrangeant. Un purge s'impose mais c'est un peu drastique Mère Nature :D Sinon, quelques tournures de phrases à revoir comme par exemple : "C’est quand lorsque la plante qui se trouvait sur le comptoir". Bravo à l'auteur.

Texte 3
Note :
11/20
Commentaire : Un tyran magicien dans une époque qui est je ne sais laquelle ( vaisseau ?) voulant anéantir la faune et la flore d'une planète. Un "disciple" de la nature résistant à l'envahisseur ... C'est spécial et honnêtement, je n'ai pas accroché au texte. Désolé à toi.

Texte 4
Note :
14/20
Commentaire : Des idées communes avec le texte 2 au point de vu de la "purge". Le point de vue résistants dans une époque lointaine est intéressante. C'est un texte bien écrit, développant bien l'histoire et qui à l'inverse des autres textes, est porteur d'un message d'espoir avec les efforts des survivants qui payent, l'humanité se reformant lentement mais surement. Bravo pour l'idée.
 

bast79

Dieu de l'Olympe // Graveur travailleur
Formulaire de notation :
Texte 1
Note : 17/20
Commentaire : Pas mal du tout ! Le texte est bien écrit, j'aime beaucoup aussi le rapport à la réalité. Surjoué évidemment car le but de l'exercice. Attention tout de même, beaucoup de "nous" qui, je trouve personnellement, ont tendance un peu à casser le rythme du récit. Chapeau malgré ça, le meilleur récit des quatre !

Texte 2
Note : 13/20
Commentaire : Sympa aussi ce texte ! Pas mal d'idées et ce côté fantastique ajoute quelque chose. A ta place, je serais allé encore plus loin en jouant notamment du fait que le héros n'est ni plus, ni moins qu'un drogué, en nous emmenant sur une piste d'apocalypse avant d'arriver à sa fin d'état second et où tout retourne dans l'ordre ! M'enfin c'est sûrement mon côté perché justement qui fait ça ! :D

Texte 3
Note : 10/20
Commentaire : Je suis en total symbiose avec Neirda sur ce coup-là ! C'est pas que c'est mal écrit ou quoique ce soit, sinon j'aurais mis en dessous de 10 mais c'est juste que j'ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché à l'histoire ! Toutes mes excuses, en espérant quand même que d'autres accrocheront plus et te mettront de meilleures notes. ^^

Texte 4
Note : 16/20
Commentaire : J'ai bien accroché à l'histoire pour le coup, et j'ai bien aimé la manière dont le récit est construit ! :)
 

thomas1er

Modérateur
Équipe Grepolis
Texte 1 :

Présence de plusieurs anaphores, c'est un plus.
Début avec les « nous » qui donne un bon style, tout comme la présence de nombreuses précisions sur le récit.
Les anaphores associées aux différents éléments sont bien pensées.
La dernière phrase est excellente, elle reprend la consigne et on ne pouvait mieux la placer.
J'aurais simplement rajouté un 'la' pour cette phrase : 'quand nous avons senti l’odeur de mort éclipser celle de nos corps dans cette cave devenue tombeau', ça aurais sûrement ajouté un effet encore meilleur.

Note: 17/20


Texte 2 :

Style complètement différent. Une petite erreur d'écriture au début (« que Alan »).
Le ton n'est pas grave comme dans le premier texte, l'auteur(e) semble parti au début sur l'humour. Pourquoi pas. Néanmoins, il y aurait peut-être pu y avoir un peu plus de travail en ce qui concerne le style (emploi de participes présents plus nombreux par exemple, ou encore forme des questions plus soignée), le tout en conservant pour les dialogues la forme plus 'familière'.
Encore une fois, à la fin, on retrouve le thème du sujet ce qui rend bien, et qui, contrairement au premier texte, est légèrement changé au niveau du temps verbal.
Le texte est le plus long des quatre, un peu trop peut-être?

Note: 14/20


Texte 3 :

Que dire... ? Le fait que le texte soit à la première personne de tout son long m'a un peu endormi (sans vouloir être vexant).
Il y a cependant bon nombre de détails dans chaque phrases (trop peut-être), ce qui donne quand-même quelques bons points. Au tout début, on note des questions rhétoriques, ce qui ajoute un plus.
À la fin toutefois, pas de similitudes avec les deux textes précédents, ça change mais du coup, ça rend moins bien, le final est un peu plus belliqueux ^^ Le fait d'employer des majuscules me fait penser un peu aux scénarios de certaines bandes dessinées, je ne sais pas trop si c'était adapté ici...
Après, j'ai lu les commentaires des autres, effectivement, le style est peut-être un peu trop différent des autres textes, un peu trop fantastique pour moi?
Mais rien à dire au niveau de la syntaxe, grammaire ou autre, c'est très bien tourné.

Note: 13/20


Texte 4 :

Début marqué par la pose du cadre spatio-temporel. C'est original.
'mais face à la force unie des états constituant le Conseil Terrestre' → un peu trop de mots similaires, c'est pas un peu too much ici ? ^^
J'aime bien le texte, il est bien écrit, on le lit avec envie, et on souhaite continuer à chaque phrase. Toutefois vers la fin, il y a quelques fautes d'écriture...
Le final porte sur une sorte de morale, pourquoi pas. Elle reste assez simple cela dit.
C'est le texte le plus court, mais au final, ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

Note: 16/20


Dans l'ensemble des bons textes, une petite préférence pour le premier et surtout pour le dernier.
Ils restent tous bien, mais sont bien évidemment différents et le charme ne prend pas forcément de la même manière, ni n'exerce la même attraction lorsqu'on les lis.
Les trois textes traitent du sujet (c'est quand même le principal :D). Ils respectent aussi la forme demandée.
Je vous explique mes critères de notation:
5 points pour chacun pour le respect des consignes,
10 points pour le contenu du texte et la forme d'écriture, etc.
Je pars donc du max, et d'un total de 15. À cela, soit j'enlève des points car il y a eu des trucs pas top, soit j'en ajoute en cas de 'plus'.
Donc, ceci dit, j'ai noté en essayant d'abaisser au maximum le facteur 'j'aime' (à titre d'exemple, c'est le dernier texte que j'apprécie le plus, mais comme il est un peu moins bien fait au niveau du style que le premier, je l'ai moins bien noté).
Et enfin, je précise que ceci reflète uniquement mon avis. ^^
 
Up ici, on sait jamais on a peut-être encore quelques bonnes volonté pour noter. Sinon je donnerais les résultats mercredi.
 

miss92

Aristocrate
Hello, hello !

Voici ma notation :

Texte 1
Note : 15/20
Commentaire :
La description m'a vraiment plongé dans le décor de l'auteur. La répétition des événements avec les "Quand", j'adhère, ça ajoute du drame à l'histoire à chaque fois. Le seul reproche à faire serait peut être la prise de conscience qui aurait pu se faire plus longue. J'ai beaucoup aimé ces détails de tout ce qui constituait le passé du personnage. Cette époque apocalyptique donc certains raffolent au cinéma, l'auteur l'a très bien retranscrite.

Texte 2
Note : 12/20
Commentaire :
Je n'adhère pas tellement le fantastique par "la plante qui parle", mais le concept qu'Alan ait un allié alors qu'il est censé être l'ennemi numéro 1, j'apprécie pas mal. Par contre concernant l'écriture l'alliance du participe présent avec le passé me donne plus de difficultés à continuer à assimiler la lecture, des fois j'ai l'impression que le passé simple est utilisé alors que l'imparfait serait peut-être préférable.

Texte 3
Note : 13/20
Commentaire :
Encore un texte qui ne ressemble pas aux autres ! Je vais d'abord commencer par ce qui ne me plaît pas : le "mouahaha" à la fin. Il aurait fallu le mettre en italique, pour qu'on comprenne vraiment la pensée de la personne en question. Par contre, le ton employé montre bien que l'auteur s'est investit dans le personnage et c'est pas mal. Peut-être que le vocabulaire un peu vulgaire était de trop (notamment les "bâtards"). En conclusion, un texte assez riche mais il aurait fallu tout de même être moins dans l'excès.

Texte 4
Note : 16/20
Commentaire :
Le mode journal de bord, j'adore ! C'est un concept particulier et j'accroche. Le seul point négatif c'est que l'auteur ne revient sur le passé que vers la fin de son texte... Sinon le concept est bien pensé, essayer de préserver la nature et au final, la nature se rebelle et veut revenir au point mort. Beau texte !
 
Bonsoir tout le monde

Après une très longue attente, il est temps de donner les résultats de cette battle.

1ère : Jessica-eh avec le texte 1 avec une note de 16,25
2ème : Retsnomyrruc avec le texte 4 et une note de 15,5
3ème : Kyllmen avec le texte 2 et une note de 13
4ème : Iro linconnu avec le texte 3 et une note de 11,75

Félicitation à tous et merci d'avoir participé.
 

Kyllmen

Gouverneur
Salut,

Félicitations à Jessica-eh pour sa victoire bien méritée ! Et aussi merci beaucoup à ceux qui ont noté d'avoir pris le temps de lire nos textes et de donner vos avis :)
 

Coeos2

Gouverneur
Des textes magnifiques dans des styles différents !
Bravo et merci au auteurs de ces récits
Merci a Alyssandre d'avoir eu cette bonne idée