[Récit] Essai PrincessNoa

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PrincessNoa

Fabuliste de Crésus
Bonjour,
A force de lire discrètement cette partie du forum, j'ai eu envie de relever le défi de l'écriture.

J'ai donc entrepris de donner vie à mon personnage,


[SPR]

La brise légère d’Eubée s’était engouffrée dans la chambre du palais, et faisait danser les larges tentures de lins qui entouraient son lit, le transformant en une alcôve douce et protectrice. Noa écarta une longue mèche de cheveux qui lui caressait le visage et ouvrit les yeux. Prenant le temps d’émerger d’entre les bras de Morphée, elle pensa à cette aventure qui commençait.

Quelques mois plus tôt, son vaisseau avait accosté sur un bout de terre, avec à son bord des centaines de personnes, d’horizons différents, mais unis par la même envie de retrouver le prestige kappaìen qu’ils avaient connus. Pendant des mois, ils avaient œuvré ensemble pour offrir à la jeune princesse guerrière un nouveau départ. Pillant les villages voisins sans relâche, creusant des carrières à flanc de falaises, magnifiant le paysage, ils avaient réussi à faire sortir de terre un bout de paradis, aux murs blancs et aux toits bleus. De leur savoir-faire était née Antalya, cité du renouveau, cité de la renaissance d’une guerrière déchue.
Inspirant un grand coup, elle glissa hors de son alcôve, et se dirigea dans la pièce attenante, ses thermes privatifs. Nténis, sa servante, avait pris soin de remplir le bain, taillé dans le marbre, d’eau glacée et de pétales de roses blanches. La princesse y entra sans hésitation aucune et fit sa toilette en frottant de gros cristaux de sel bleu sur son corps d’ivoire. Après avoir laissé Nténis oindre son corps d’huile, et tresser ses longs cheveux bruns, elle enfila un chiton de lin blanc qu’elle maintint sur son épaule par une fibule argentée en forme de cygne.
Vestige de ses heures de gloires passées à Kappa, la broche étincela lorsqu’elle plongea dans la lumière du jour régnant sur la terrasse. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres boudeuses quand, se penchant, elle constata qu’en contrebas sa cité était prête à retrouver sa splendeur d’antan. Elle imaginait déjà ses futures batailles : de véritables épopées qu’elle vivrait certainement aux côtés de valeureux guerriers dont elle saurait s’entourer.
Elle avait toujours su se faire apprécier des grands conquérants, la nature l’ayant dotée d’une beauté sans pareille. Ses yeux d’acier et son teint de porcelaine reflétaient cette beauté froide et cruelle. Pourtant, peu de guerriers résistaient à son charme si particulier. Elle avait l’air dangereuse, ils aimaient cela, et cette idée la faisait frissonner.

C’était une belle vengeance à la vie qui lui été promise. Fille de Sparte, elle fut élevée au sein d’une famille aimante avec son frère jumeau à l’abri de la peur et de l’inconfort. Adorant son père, elle assistait à toutes les leçons qu’il donnait à son frère dans la cour, répétant chaque geste, retenant chaque mot. Le soir venu, en cachette, elle s’entrainait au combat avec ce dernier dans leur chambre.
A l’âge de sept ans, comme le veut la coutume spartiate, son frère fut enlevé à la famille pour entamer son agogée, sorte d’initiation à la vie de guerrier. Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que certaines fillettes, les plus belles de la ville, et dont Noa faisait partie, étaient également enlevées à leur famille ce même jour. Elles rejoignaient alors l’antre des Ephores pour y devenir Oracle.
Terrée dans sa cellule exigüe, la jeune Noa avait suppliait avec ferveur Athéna Parthénos de l’épargner chaque nuit depuis son enlèvement. Cela devait être écrit : Elle allait être bénie des Dieux et prise sous l’aile de la déesse.
A l’aube de ses 15ans, âge auquel elle aurait du devenir Oracle et subir les sévices des Ephores, Athéna la délivra. Cette nuit là, elle avait reçue sa première prophétie.

"Une brèche s’ouvrira à l’heure où le troupeau s’agite, la cause de ton malheur deviendra ta force éternelle, mais personne n’en héritera jamais''.

C’était un jour de procession dans la ville, la fête arrivait à son apogée quand le bétail commença à s’agiter provoquant la panique au milieu du cortège. Au milieu des cris et des piétinements, Noa fut bousculée et tomba à terre, elle tenta tant bien que mal de se protéger le visage de ses frêles bras d’adolescente. Clouée au sol par une foule paniquée, elle vit la distance se creuser entre le cortège des Ephores, entrainé vers l’avant, et elle. Prenant son courage à deux mains, elle se souvint avoir réussi à sortir de la cohue et courir pieds nus jusqu’à en perdre haleine. Les rues pavées avaient défilé sous ses yeux larmoyants, son souffle s’était raccourci et ses pieds avait semblé courir sur du verre, pourtant elle n’avait pas ralenti avant de se trouver devant la porte de la maison familiale. Bien que défraichie, la bâtisse lui avait paru aussi chaleureuse que dans sa petite enfance. Se précipitant à l’intérieur, à bout de souffle, elle se souvint avoir perdu connaissance sur la pierre froide.

C’est la lumière du jour qui l’avait poussé à ouvrir ses yeux. Reprenant petit à petit conscience de son corps, elle avait remarqué qu’elle était en mouvement. Un mouvement lent et saccadé. Il lui avait fallu de longues minutes pour s’extirper totalement de son état semi-comateux. Elle avait fini par se réveiller à bord d’une charrette, tirée par des bœufs, un homme en armure lui tournant le dos. Terrifiée, elle n’avait pas osé bouger durant des heures, préférant se faire passer pour morte. L’homme en question était en fait un voisin de la famille. Il lui apprit que son père l’envoyait loin de Sparte, comme servante dans une grande maison. Malheureusement pour elle, sa beauté lui valu d’être mariée à un riche armateur contre une dote astronomique. Lorsque celui avait voulu consommer sa nuit de noce, elle s’était sentie prise au piège, comme au moment de sa captivité chez les Ephores, et elle avait mis fin à la vie de son nouvel époux avec une violence inouïe. Saisissant une statuette de bronze trônant près du lit, elle avait martelé la tête du riche homme jusqu’à ce qu’il soit méconnaissable. Echappant à de tristes desseins, elle se volatilisa avec une partie de la fortune de ce défunt mari.
Ayant acheté navire et matelots, elle s’en alla bâtir une citée en terre Kappa. Prise sous l’aile d’une alliance de femmes guerrières, elle découvrit l’art de la guerre, apportant tout ce qu’elle avait retenu de son père. Ce fut une belle aventure, mais l’alliance se dissipa au jour d’une nouvelle bataille, et la guerrière ne s’en remis pas.

Derrière elle, presque inaudible, un bâillement la fit revenir à sa réalité. Ses pieds léchèrent le marbre jusqu’à son lit. S’insinuant entre deux pans de lin, elle s’étendît à côté de l’athlétique adonis à qui elle avait offert une nuit ardente. D’un rapide mais puissant coup de rein, elle se retrouva assise sur lui, plongeant ses yeux argentés dans ceux du bel éphèbe, elle laissa glisser nonchalamment son chiton, laissant son amant contempler son corps. Puis quand elle eu décidé qu’elle avait suffisamment enjolivé ses dernières heures, son poing, serré sur le manche de sa lame, fondit droit dans le torse du guerrier.
Prenant soin de ne pas retirer le poignard du corps du jeune homme afin de ne pas tâcher son chiton, elle réajusta son étoffe et sorti de sa chambre.


[/SPR]

[SPR]

Le soleil était encore haut dans le ciel quand elle arriva à la lisère de l’épaisse forêt qu’elle arpentait depuis de longues heures. Noa fut soulagée de quitter l’obscurité et l’humidité des bois. Elle ôta la lourde peau de bête qu’elle portait sur ses épaules et laissa la bise lui caresser le visage. Elle fit avancer son cheval prudemment sur le sentier, le fait d’être à découvert la rendait vulnérable, et c’est un sentiment qui l’irritait au plus au point. L’été serait bientôt là et le paysage se paraît d’une multitude de couleurs. Le blond des champs de blé était relevé par le violet de la lavande qui bordait le sentier tandis que le ciel bleue faisait office de toile de fond. Elle pensa qu’il était agréable de chevaucher au milieu de pareils paysages.

Elle trottina encore un moment avant d’apercevoir au loin, deux hommes marchant à côté d’une charrette tirée par deux magnifiques percherons. Son cheval avançant plus rapidement, elle finit par arriver à leur hauteur. La tunique en côte de maille noire qu’elle portait était fendue jusqu’à la base des hanches, tout comme le chiton de lin blanc qu’elle portait au dessous, dévoilant des jambes outrageusement nues, mais rendant la chevauchée que plus facile. Ils entendirent les bruits de sabots et se retournèrent. La mâchoire serrée, elle s’efforça de fixer un point invisible devant elle, maudissant en silence les deux hommes qui posaient sur son corps des regards prononcés. Le plus jeune des deux, un grand gaillard au visage bouffi fît un écart devant le cheval de la jeune femme, l’obligeant à s’arrêter et à le regarder.

- Alors, on voyage seule ma p’tite dame? S’esclaffa-t-il en faisant signe au plus âgé de s’approcher. Regardes moi ses cuisses !

Son regard libidineux trahissait les idées malsaines qu’il pouvait avoir en présence de la jeune fille, ce qui lui donna la nausée. Ni une ni deux, elle se saisit d’une flèche, banda son arc et tira. La flèche alla se loger entre les deux yeux du jeune homme qui tomba à genoux. Le deuxième n’eut pas le temps de brandir son épée que déjà une nouvelle flèche l’atteignait au même endroit que son compagnon.
Elle regarda autour d’elle, s’assurant que personne n’avait assisté à la scène, avant de descendre de cheval. Le gros bouffi était toujours à genoux, les yeux écarquillés, le sang suintant doucement de la plaie. Elle retira la flèche pour laisser le flot de sang se déverser de plus belle et le fit tomber à plat ventre. Fouillant les corps, elle récupéra leurs bourses et leurs armes qu’elle sangla à la selle de sa monture. La charrette contenait une grosse quantité d’amphores de toutes taille, remplies d’alcool dont les vapeurs émanèrent aussitôt qu’elle eu retiré le capuchon. Elle prit les deux plus petites qu’elle fourra dans les sacoches de cuirs qui pendaient de part et d’autre de sa selle. Détachant les chevaux de l’attelage elle attrapa les rênes et se remit en selle. Elle continua son chemin, avec deux chevaux supplémentaires. Aucune émotion ne s’échappait de son visage, comme si le meurtre de ses deux hommes n’avait aucune répercussion sur la jeune femme. N’auraient-ils pas fait la même chose d’elle si elle n’avait pas attaqué la première ?

Le chemin de terre laissa place à un chemin pavé. Si les deux marchands, ou brigands, marchaient tranquillement à côté de leurs bêtes, c’est que leur destination ne devait pas être loin, et seule l’auberge d’une grande citée pouvait se payer autant de marchandise. Son esprit de déduction ne lui fît pas défaut. En effet, alors que les champs de blés se déversaient telle une marée blonde le long de la vallée, elle aperçut les remparts d’une ville. Se pouvait-il qu’elle soit déjà arrivée ? Max, l’intimidant guerrier qu’elle avait croisé non loin de sa citée, lui avait-dit que peu de temps après être sorti des bois, elle tomberait sur la citée de Grépolis où se trouvait celui qu’elle cherchait.

Ce jour là son corps avait bondi hors de sa poitrine, faisant remonter à la surface un flot de sentiments tous plus intenses les uns que les autres. Il avait fallu s’organiser, choisir ceux qui gèreraient son empire d’une main de fer comme elle le faisait. Ils n’avaient jusqu’à présent jamais subis d’attaques, si elle attendait trop, elle ne pourrait jamais quitter Antalya pour le retrouver. Toutes ces formalités réglées, elle avait entrepris le voyage. Elle désirait voyager seule, elle voulait que les retrouvailles n’appartiennent qu’à elle seule. Le retrouver après tant d’années, elle n’y croyait plus. Il était l’une des causes, si ce n’est la cause, de sa chute sous la bannière du cygne blanc des Mangeuses, son ancienne alliance. Mais aussi contradictoire que cela puisse paraître, il avait éveillé en elle le désir, l’esprit guerrier et tant d’autres sentiments qui lui avaient permis d’arriver à ce qu’elle était aujourd’hui, une guerrière accomplie, et une femme. Bien des années avaient passé, ils étaient si jeunes à l’époque, elle, si inexpérimentée, et lui, si puissant. Il devait être à la tête d’un grand empire désormais. Pourtant, au dire de ce sombre Max, il aurait perdu de sa gloire passée, chose qu’elle ne pouvait imaginer !

Elle était toujours à cheval quand elle franchit la porte de la ville. La journée touchait à sa fin, et pourtant les rues grouillaient telle une fourmilière. Elle n’eut aucun mal à se faire indiquer l’auberge la plus proche, la lumière du jour déclinant, elle remettrait ses recherches au lendemain. C’était une citée de taille moyenne, qu’on disait réputée pour servir de refuge aux guerriers de tout horizons. Malgré le dédale de rues sinueuses, qui semblaient épouser la forme de la colline, elle finit par arriver devant une imposante bâtisse blanche sur laquelle courrait une multitude de branches de lierre. Elle mit pied à terre et passa sous une arche pour pénétrer dans la cour au milieu de laquelle trônait une fontaine représentant des satires. Un homme aux boucles blondes qui tombaient sur une longue cape aubergine discutait avec une jeune femme. Elle portait un haut, qui devait être blanc à l’origine, qu’elle avait rentré dans un bas de cuir brun, dessinant une silhouette fine mais musclée. A sa taille était suspendue une longue et fine épée. Ce devait être une guerrière car on pouvait apercevoir, en plus de l’épée, le pommeau d’une autre arme sortant d’une de ses bottes. Ils tournèrent la tête vers Noa. D’abord méfiant, le blondinet changea d’attitude quand ses yeux croisèrent ceux de la princesse, ce qui ne manqua pas de la faire sourire.

- Bienvenue à la Katanière, bredouilla-t-il, laissez donc à mon écuyer le soin de s’occuper de vos… nombreux… chevaux et entrez donc avec nous.

Elle récupéra les bourses et les armes et abandonna ses bêtes audit écuyer. Il maintint la porte ouverte afin de laisser passer les deux jeunes filles.
L’intérieur était chaleureux. Les murs étaient couverts de mosaïques, retraçant les plus célèbres batailles de l’époque. Des tables et des chaises étaient disséminées dans la pièce. Sur chacune d’entre elles étaient disposées des calices dorés et un service de table en bois.
Derrière le comptoir, un homme leur tournait le dos. Il avait les cheveux en bataille et le torse nu, dévoilant ainsi un dos et des épaules musclés. Ses avant-bras étaient couverts de cuirs. Il s’engouffra dans une pièce annexe, pestant dans sa barbe. Le blondinet fît signe aux jeunes femmes de s’asseoir et alla rejoindre le grand brun. Elles échangèrent un regard et finirent par s’installer à la même table. La jeune guerrière se nommait Milia, elle avait commencé à fonder un empire non loin de là, et était de passage en ville pour se fournir en armes diverses et variées. Elle écouta le récit de Milia tout en jetant un coup d’œil autour d’elle. Il y avait peu de monde, mais seulement des guerriers et guerrières. Sur tout un pan de mur étaient exposées des lames de toutes tailles et des casques de toutes sortes. Le reste de la salle était pareil à toutes les tavernes qu’elle avait connues.
Dans la réserve, celui que l’on surnommait Ms regardait ses étagères désespérément vides. Il sentit une présence derrière lui.

- Il va falloir que quelqu’un s’occupe de faire comprendre à ces marchands que ne nous pouvons attendre des semaines sans être livré ! La taverne est jeune, il faut fidéliser notre clientèle maintenant et ce n’est pas en traitant avec des incapables que nous allons y arriver !
- Il nous en reste assez pour quelques jours encore tenta de le rassurer le blond. J’ai envoyé deux de mes guerriers à la rencontre des marchands, nous auront bientôt de leurs nouvelles. Va donc plutôt t’occuper des deux jeunes filles qui viennent d’arriver, de la chair fraîche et tendre à première vue, et sans escorte !


Ms soupira de plaisir et ils éclatèrent de rire.
Il ne vit d’abord que son dos, et le tatouage qui l’ornait. Une nuée d’oiseaux prenant leur envol sur son épaule. Elle portait une robe qui semblait être taillée dans de la côte de maille, les bretelles se rejoignaient dans la nuque pour n’en former qu’une qui descendait jusqu’au bas de son dos. Ses cheveux noirs de gai étaient rassemblés en une sorte de tresse sur son épaule et il imaginait qu’ils devaient retomber en avant sur sa poitrine. Face à elle, une jeune guerrière aux cheveux bruns, mimait une scène de combat avec de grands gestes. Un guerrier, plus téméraire que les autres, vint s’asseoir avec elles et entrepris de prendre part à la discussion.
Alors que la lune entamait son tour de garde, il commença à allumer les bougies qui ornaient les lanternes disposées le long des murs. C’est en faisant le tour de la salle qu’il vit son visage. Il en tomba la bougie qu’il venait d’allumer et se retourna vivement avant que Noa n’ai eu le temps de le regarder. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. Etait-il possible qu’elle se tienne là devant lui ? Il fallait qu’il se retourne et qu’il la voie, qu’il lui parle. Ses prunelles argentées hantaient ses nuits depuis bien trop longtemps. Il inspira un grand coup et lui fit face. Leurs regards plongèrent l’un dans l’autre durant de longues secondes. Ce n’est que lorsque ses yeux gris commencèrent à briller sous l’effet des larmes qu’il arriva à s’en détacher et à marcher vers elle.


[/SPR]

Voilà, ne soyez pas trop dur mais j'aurais besoin de vos critiques ;p
 
Dernière édition:

Yueen

<i>Dramaturge célèbre</i>
Un texte magnifique, détaillé, un vocabulaire qui permet de situer exactement le contexte du propos, vraiment j'adore. Tu as un style précis, fouillé et précis, tes phrases sont longues mais pas surchargées pour autant ce qui rend le texte fluide et captivant.
Le seul bémol à mes yeux, cette phrase:

Elle avait l’air dangereuse, ils aimaient ça, et ça la faisait frissonner.
Le "ça" me dérange, on aurait put lui préférer "cela", mais ça reste un détail minime compte tenu de la beauté de l'ensemble. Un grand bravo et surtout, n'hésite pas à revenir plus souvent écrire ici :-o
 

PrincessNoa

Fabuliste de Crésus
Le "ça" me dérange, on aurait put lui préférer "cela", mais ça reste un détail minime compte tenu de la beauté de l'ensemble. Un grand bravo et surtout, n'hésite pas à revenir plus souvent écrire ici :-o

Merci bcq Yueen!

J'ai enlevais un "ça" pour lui préférer un "cela" :p
 

Ange-Déchu

Guest
Rhoo, le triste sort des tes amants...

Mais texte plaisant à lire ma petite Noasette :p
 

Orthopédix

Guest
Un texte magnifique, détaillé, un vocabulaire qui permet de situer exactement le contexte du propos, vraiment j'adore. Tu as un style précis, fouillé et précis, tes phrases sont longues mais pas surchargées pour autant ce qui rend le texte fluide et captivant.
Le seul bémol à mes yeux, cette phrase:


Le "ça" me dérange, on aurait put lui préférer "cela", mais ça reste un détail minime compte tenu de la beauté de l'ensemble. Un grand bravo et surtout, n'hésite pas à revenir plus souvent écrire ici :-o
Entièrement de cette avis, un "ça" ne sied jamais vraiment à un tel roman.
Outre ce détail, je me suis goulûment délecté de cette lecture !
J'en ai eu des frissons en lisant ce passage : "peu de guerriers résistaient à son charme si particulier"...

Dernier point, il faudrait soigner l'orthographe, les fautes sont rares, mais certaines sautent à l’œil ^^.
 

maxdu59

Titan // Comédien Détendu
Un premier essai particulièrement descriptif, qui pose bien les bases du personnage principal et le contexte bien que ce dernier puisse être un peu plus détaillé, enfin, cela dépend de la suite que tu veux donner à ton texte, qui, je l'espère, existera.
Petit exemple qui me frustre légèrement, pourquoi la mort de son amant.

Dans un autre registre, la scène de la mort est irréaliste dans un tel récit, qui se veut, en mon sens, réaliste dans un passé. Quelqu'un qui se mange un coup de couteau, il va crier, ou appeler au secours. Bien qu'il soit possible qu'il soit pétrifié de surprise, enfin, j'extrapole, je finis donc ce paragraphe là dessus.

Quelques formulations me gênent légèrement, mais c'est un avis purement subjectif.

En résumé, un bon début, avec un vocabulaire riche, une syntaxe fluide qui aide grandement à la lecture, des transitions etc. J'attends de voir la suite.
 

PrincessNoa

Fabuliste de Crésus
Je vais donc travailler le contexte et la suite alors.
Et arranger le passage sur la mort de l'homme.

Merci pour tes critiques :)
 

maxdu59

Titan // Comédien Détendu
Je vais donc travailler le contexte et la suite alors.
Et arranger le passage sur la mort de l'homme.

Merci pour tes critiques :)
Ce ne sont que des avis subjectifs, pas forcément besoin de retravailler dessus si cela plait à la majorité ^^
Pour le contexte, cela dépend de la suite que tu comptes donner. Si tu choisis d'être mystérieuse au possible, ou si tu veux tout envoyer assez vite pour passer à des scènes "d'action", narratives
 

fabzou

Hoplite
Très joli récit; j'ai toujours été très sensible au thème de la veuve noire, la chute du paragraphe n'a pu que me toucher au plus haut point !
Félicitations encore, c'est un réel plaisir de te lire, ici comme ailleurs.;)
 

Grand Ours Bleu

Guest
Un très bon récit. ;-)

Détaillé, bien écrit, je ne demande qu'a voir la suite...
 

Luxentis

Disciple de Platon <br><i>Ecclésiaste éminent</i>
À mon retour de vacances, j'avoue avoir zappé quelques nouveaux sujets. Je te félicite pour ce récit qui est assez fluide et très sympathique à lire. Au départ, je pensais que le texte relatait juste du Flashback où tu revois ton enfance, mais la fin et la mort m'ont laissé sur la faim et me laissant à penser qu'une suite s'imposait. Si tel était le cas de ta démarche, alors je l'attends avec impatience :)

Amicalement,
#Lux'
 

Geogo28

Guest
J'ai rien à dire, c'est juste :eek:
Pour en revenir à ce qu'à dit Yueen, la modification de la phrase est beaucoup plus agréable à lire que la précédente.
Bon, ça me fait pleurer ton histoire par contre :-(

J'attend aussi la suite avec impatience, en priant pour que ce soit aussi fluide et agréable que la première partie.

PS : ligne 14, tu as mis "Sans hésitation aucune...".
Ne serait-ce pas plutôt "Sans aucune hésitation..." ou "Sans hésitation, aucune,..." ? :)
 
Dernière édition par un modérateur:

Lord-Riku

Guest
Coucou o/

Bon, alors je vais commencer tout de suite avec un truc chiant mais :

La brise légère d’Eubée s’était engouffrée dans la chambre du palais et gonflait les larges tentures de lin qui entouraient son lit, le transformant en une alcôve douce et protectrice.
Une légère brise ne peut pas "gonfler" une tenture de lin, il faut un vent pour ça. en revanche, il peut "créer des ondulations" sur celle-ci, par exemple.

___________

D'abord, une grande qualité au texte : Un vocabulaire riche et approprié, c'est plutôt rare ici !

Je trouve cependant que le survol du passé dans la jeune femme est beaucoup trop rapide si on le compare à la vitesse d'action du présent. Tu pourrais donner un aperçu plus détaillé sans pour autant tout raconter, ou simplement choisir de t'y attardé plus longtemps, mais, actuellement, j'ai l'étrange impression que le passé a été écrit à la va-vite contrairement au reste de l'histoire.

J'ai bien aimé la "chute". Elle donne vraiment envie de lire la suite. :)


___________

geogo : Les deux façons de l'écrire sont possibles.^^
 

DeletedUser38966

Guest
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
ABOMINATION
QUI a osé écrire "qu'elle maintenue" à la place de "qu'elle maintint" ?

Je suis un peu fatigué, je peux pas fouiller en détail pour critiquer pièce par pièce, alors je vais me contenter de dire que c'est vraiment très bien, et qu'une suite est essentielle. Il nous faut admirer la réalisation de son rêve.
Un peu trop inspiré de 300, car l'oracle était sacrée, et il était interdit de la toucher. Les spartiates craignaient les dieux...
 

PrincessNoa

Fabuliste de Crésus
Merci pour vos commentaires constructifs.
Je continue donc à travailler/étoffer/corriger cette première partie avant de passer à la suite :)

515yPh3: j'avoue tout, je venais de regarder 300 quand j'ai tenté de créer l'enfance de mon personnage !
Je m'excuse pour l'abomination, j'ai corrigé cette grossière faute, car maintenant que tu me le dis, ça me saute aux yeux
:eek:
 

PrincessNoa

Fabuliste de Crésus
*trépigne d'impatience en attendant la suite...*
Oh mon Ange, ça va venir, j'ai modifié le prologue déjà.
Mais là je bug sur la deuxième partie, le mieux serait de faire cette partie avec des dialogues, mais je n'arrive vraiment pas à les placer, je n'aime pas le présent :s
Bref je me torture l'esprit pour arriver a faire sans les dialogues du coup xD
 

chizimi

Guest
J'étais persuadé de t'avoir mis un commentaire après l'avoir lu ... mais en fait, je me rends compte que c'est pas le cas u_U

Alors voilà ! J'aime beaucoup ton texte. Il est très beau et très agréable à lire.
Y'a que la fin qui me chiffonne: je comprend pas pourquoi une telle violence o_O
Donc j'ai envie de lire la suite pour le découvrir o/

Bonne continuation \ o /
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.