[Récit] - Shiroyasha -

Ombre Colorée

Guest
Salut,

"si tu as le temps de détailler mes fautes quand tu en auras le temps (autres que celle d'orthographe, bien que les signaler serait bien hehe), ça serait très gentil de ta part."
Comme je suis un monstre de gentillesse :

"Je sors de mon lit, en m'avançant d'un pas nonchalant jusqu'à ma fenêtre"
La narratrice était en train de pleurer et tout d'un coup elle se lève et marche "nonchalamment" jusqu'à sa fenêtre, l'insouciance de la nonchalance tranche terriblement avec son état émotionnel précédent. Il aurait fallu trouver un autre mot pour décrire sa façon de marcher ! Quand quelqu'un vient de pleurer, on l'imagine mieux trainant les pieds, vaguement hagard, s'écroulant devant la fenêtre pour chercher une connexion avec le monde extérieur, plutôt qu'un petit pas léger genre rien ne m'atteint.

"Je m'avance dans le couloir, j'entends mon petit frère, le plus grand des deux, il est sur sa console. Il m'avait vu pleurer et était au courant pour lui, pour autant je ne veux pas le mêler plus à cette histoire, il est trop jeune pour pouvoir être d'une aide quelconque, pourtant qu'est ce que j'aimerais qu'il puisse en faire plus"
Trop de longues phrases, trop de virgules et de choses différentes dites dans la même phrase ! Tu écris comme tu penses, mais même dans une narration, ce n'est pas comme ça qu'on est censé faire. La lecture n'est pas aussi fluide que la pensée !
=> "Je m'avance dans le couloir et entends mon benjamin sur sa console". Tu dis exactement la même chose en moins de mots.
=> "Il m'avait vu pleurer et était au courant pour lui. Cependant, je ne veux pas qu'il soit davantage mêlé à cette histoire : il est trop jeune pour m'être d'une aide quelconque. Pourtant, qu'est ce que j'aimerais qu'il puisse en faire plus !" Reformule quoi.
=> "Même si sa simple présence me réconforte, ce n'est pas suffisant".

"je ne veux pas que mes frères me voient avec les yeux encore à moitié pleurant.
Plein de larmes, plutôt.

Bien sûr la plupart de tes phrases sont correctes en soi, mais après c'est une question de style.

"aucun regards ne se croisent"
Aucun est singulier, la suite aussi.

"Même mes frères restent silencieux, eux qui sont pourtant si bruyant, je préférerai même qu'ils soient comme à leur habitude alors que je déteste ça, ce silence résonne comme le vide qu'il y a dans mon cœur en ce moment.
Encore une fois, trop longue phrases, trop de choses différentes dites en même temps.

"tout la peine"
toute

"ayant monter les marches d'escalier 2 par 2"
monté, deux par deux

"Une semaine avait passée"
passé, jamais d'accord avec avoir

Pour résumer : fais attention aux répétitions de mots, pas forcément dans la même phrase, mais même dans des phrases proches. Si tu ne vois pas comment faire autrement que d'utiliser le même mot, alors tourne ta phrase autrement pour que tu n'en ais plus besoin. Et surtout, fais attention aux longues phrases à virgules. Je ne les liste pas toutes, mais tu fais souvent cette "faute de style". C'est sans aucun doute fluide quand tu y penses, rapide à écrire, mais si tu fais attention à ta lecture, ça coince, je trouve.

Ceci étant dit, c'est intéressant, et tu sais écrire les choses suffisamment bien pour qu'on soit pris dans l'histoire, qu'on comprenne ce que tu veux dire, et se mette à la place du personnage. Le reste vient à force d'écrire, on s'améliore naturellement.

Concernant le poème Cyborg, ouille, aucun verbe, tes phrases n'ont pas de sens, elles commencent sans se terminer, il n'y a pas de ponctuation (car oui, mêmes les poèmes en ont). Ceci dit, les rimes sont bien.

"C'était le Cyborg qui était venu lui parler sans raison particulière, il faut dire, il a l'habitude d'aborder les gens, il avait la particularité d'avoir un grand cœur et de vouloir aider les autres, c'était sa façon d'exister. "
"La Princesse chaton elle était à l'opposé du cyborg, elle était craintive après avoir vécu tout ce qu'elle avait vécu, elle n'allait pas vraiment bien et malgré son grand cœur, il était vide, elle n'avait personne à aimer, se sentant délaisser par ses proches et par ses semblables, personne ne semblait vouloir la comprendre, elle qui donnait tant pour les autres. "

Phraaaaaassseeeeeeee virrrrgulllleessss ^^ Et trop de "elle" dans la deuxième phrase.

"sans le savoir la tira de son souhait léthargique"
sommeil je suppose

honnêtement la princesse chaton et le cyborg est une histoire moins bien écrite que le reste.

Solitude : comme dans l'autre poème d'ailleurs, tu commences trop souvent avec des mots en -an : revêtant, berçant, ignorant... Sur tout le poème, l'effet de répétition crée plus de lourdeur qu'autre chose, à moins que ce ne soit l'effet voulu.

La petite fille et le cyborg est une histoire mieux écrite que la précédente. Même si tout va vite et que tu expédies rapidement ce qui se passe pour terminer ton histoire.

Bref général, continue d'écrire, tu t'améliores.
 

- Shiroyasha -

Conteur Homérique
J'avais fait une longue pause oui..

Merci @Ombre Colorée de m'avoir répondu, et désolé de ne répondre que maintenant, les choses ont faites que j'avais totalement disparu du forum et l'envie d'écrire était partie, néanmoins je reviens pas les mains vides, je sais pas si ça intéresse encore des personnes de me lire, mais j'ai écris une suite (qui n'est pas finie m'enfin), j'ai repris après une longue pause sans écrire, mon niveau a pas du évoluer énormément depuis, mais c'est pas un réel soucis je pense pour ceux qui voulait la suite :)

Chapitre 4


« Combien de temps cela faisait-il depuis notre dernière rencontre ? Presque deux semaines ? » Le temps semblait malléable, s'élargissant sans cesse, comme si même ce dernier souhaitait que je l'oublie. Durant ce dernier mois, nous n'avions pu nous voir que deux fois. J'aurais souhaiter le voir trente fois plus souvent mais c'était impossible.
Je plonge alors dans mes pensées quelques instants, l'imaginant m'apporter du réconfort en me câlinant, me rassurant sur notre futur à deux, me complimentant sur mes cheveux frisés que je trouve pourtant horrible. Hélas, tout cela est interrompu par le bruit incessant de mon réveil.
Il est l'heure pour moi de me préparer pour aller en cours.

Le chemin pour me rendre à l'université se déroule sans encombres. Les vacances de la Toussaint ne vont pas tarder à arriver, et bien que cette nouvelle en aurait réjoui plus d'un, pour moi ces vacances avec mes parents vont durer une éternité sans téléphone, sans pouvoir parler avec mes amis, ou avec lui.
Je rentre alors dans l'enceinte du bâtiment, m'empresse de rejoindre ma salle pour m'asseoir en attendant que mon téléphone daigne sonner.
La journée se passe sans avoir de nouvelles de mon petit ami jusqu'à ce que je rentre chez ma tante !

  • Coucou ! Désolé, je n'avais plus de batterie, j'espère que tu verras mon message et que tu pourras me répondre.
Quelle tête en l'air celui-là ! Bien sûr que je peux lui répondre !
Nous commençons à nous raconter nos journées, à s'échanger des mots doux, à planifier notre prochaine rencontre, mais on doit couper court la discussion, mon train pour rentrer chez mes parents n'allait pas m'attendre, nous sommes déjà vendredi et je dois rentrer, sans le téléphone.
Tandis que je lui dis au revoir, je prépare mes affaires, et d'un geste qui peut paraître anodin pour beaucoup, je prends le téléphone et le glisse dans ma poche, puis je pars en direction de la gare après avoir dit au revoir à ma tante et mon oncle.

Dans le train, je meurs d'impatience de lui envoyer un message pour lui faire la surprise, mais il va falloir attendre que je sois chez moi pour ça, n'ayant pas le Wi-fi dans le wagon, je vais devoir prendre mon mal en patience.
Une bonne heure plus tard, je descends du train et rejoins la voiture de mon père, nous parlons brièvement et nous arrivons à la maison.

A peine ai-je le temps d'ouvrir la porte d'entrée que mon plus jeune frère saute dans mes bras en criant mon prénom. J'entre dans le salon. Le plus âgé, enfoncé dans le canapé, me regarde en me saluant, puis détourne le regard vers la télévision comme si mon arrivée était quelque chose de banal, de succinct.
J'aperçois ma mère dans la cuisine ayant presque fini de préparer le dîner de ce soir. Je lui fais une accolade rapide pour ne pas la déranger, et au lieu de m'affairer à l'aider comme à mon habitude, je fonce dans ma chambre.
Je me pose sur mon lit, puis m'assurant que personne n'est à l'étage, je sors mon téléphone pour pouvoir parler avec mon copain.

  • Coucou, je suis de retour ! J'espère que ça te fait plaisir au moins <3
La réponse ne se fait pas attendre :
  • Re, comment ça se fait que tu puisses me parler, tu n'es pas chez tes parents ?

    Et désolé mais je peux pas trop rester pour parler, je vais devoir partir pour mon entraînement de basket, on reparle quand j'ai fini mon cœur !
Pour une fois que je peux lui parler en dehors des cours... Tant pis, ça attendra, je lui souhaite un bon entraînement puis je redescends pour préparer la table. On commence à manger. Seul les questions de mon benjamin en rapport avec ma semaine vienne casser le silence tandis que mon père écoute attentivement.
Tout le monde ayant fini de manger, mon père et le reste de la fratrie quittent la table. Je débarrasse la table et commence à aider ma mère pour la vaisselle lorsque tout d'un coup mon père m'appelle en me demandant de venir tout de suite dans ma chambre.
« Oh non tout mais pas ça... » me dis-je.

Je rapplique dans ma chambre et je vois mon père, furieux, mon téléphone à la main...
 
Dernière édition:

Coeos2

Gouverneur
OH le suspense est insoutenable !La suite ou je te retrouve et je t'oblige a l'écrire pour moi !
(oui je suis méchant )
 

- Shiroyasha -

Conteur Homérique
J'ai mes périodes de fofo, maintenant que j'suis revenu sur le jeu j'vais être un peu plus présent :p

La suite :)

Chapitre 5

« Pourquoi ne donne-t-elle plus de nouvelles » me dis-je. « Ça va bientôt faire 1 mois qu'elle n'a pas donné signe de vie... » Tant de questions se bousculent dans ma tête les unes après les autres, sans jamais aboutir à de réponses concrètes.

Pour couper court à tout ces questionnements, je repense au jour où nous nous sommes mis ensemble.

C'était la fin des vacances d'été, on se parlait depuis deux mois, peut-être trois, dès que nous avons pu, nous nous sommes vus. Nous étions comme deux gamins qui s'amusaient et chahutaient ensemble. J'allais la voir tous les jours, chaque matin de la semaine et tout semblait évident. Évident que notre relation deviendrait une idylle, évident que notre histoire serait une histoire sans fin, évident que nous étions fait l'un pour l'autre.
Pour déclarer notre amour, nous l'avions fait en échangeant des petits papiers où nous avions écrit ce que nous voulions dire à l'autre, trop timide l'un et l'autre pour se mettre ainsi à nu et dévoiler ses sentiments. Nous nous posâmes alors dans l'herbe du parc pour s'échanger nos écrits, Je déplia rapidement son papier en y lisant ceci :

"Hier, je voulais te dire que je t'aime,

Aujourd'hui que je suis tombé amoureuse de toi.

Je t'aime très fort."

C'était maladroit et confus et à la fois tellement sincère. Au fond de moi, j'étais rassuré et béat. Puis elle lit enfin mon papier :

"Fermes les yeux."

Et tandis qu'elle s'exécuta, je l'embrassa comme dans un conte de fée. Une douce chaleur m'emplit de réconfort et de joie. Nous nous étions dit tout ce que nous voulions nous dire et bien plus encore.

Nous avions passé la journée ensemble, allongé dans l'herbe, parlant de tout et de rien, puis vint l'heure de la raccompagner chez elle. Elle voulait rentrer rapidement chez elle car son père allait bientôt rentrer et elle devait être chez elle quand il serait là. Sur le chemin, je l'enlaça et l'embrassa à nouveau, lorsque son visage se teignit de blanc. Prise de frayeur, j'entendis ces mots qui sortirent de sa bouche : « C'est mon père. »
Je compris que ce n'était pas une blague de mauvais goût. Je me retourna et vis un homme, peut être la quarantaine, plutôt petit, trapu, qui nous fusillait du regard. Mon sang se glaça, et tandis qu'il appela sa fille en lui disant de monter dans la voiture, il s'approcha de moi. J'eus le droit à un véritable interrogatoire. « D'où la connais-tu, depuis combien de temps tu lui parles, depuis combien de temps vous vous voyiez, qu'avez vous fait ensemble, où habites-tu » et j'en passe. Puis il finit en me disant : « J'ai rien contre toi garçon, mais si je te revois avec ma fille, sache que je ne serais pas seul, et tu verras comment ça va se terminer. »

J'étais déboussolé, seul, l'idylle qui venait tout juste de commencer se transforma en un véritable cauchemar.
Pourquoi est-ce que je pense à ça... Je ne pouvais rien y faire. Je ne peux rien y faire. Je ne suis pas refusé pour ce que je suis mais ce qu'il aurait fallu que je sois ; un musulman. J'aurais pu être la personne la plus attentionnée, la plus douce, la plus gentille avec sa fille, il m'aurait rejeté car je ne suis pas ce qu'il veux que je sois.

Je ne peux être quelqu'un d'autre que moi, même par amour.

Je ne peux travestir ma foi pour le plaisir d'autrui

Mais qu'est ce que je peux bien faire dans ce cas ? Rien ?

Totalement impuissant, je me sens à la fois abandonné, abandonné à moi même par le sort, abandonné par mes amis et ma famille qui me disent d'abdiquer, et lâche, lâche de ne pas avoir affronté son père, lâche d'attendre passivement que les choses se passent et se règlent d'elles-mêmes.
Tandis que mes sentiments se déchirent en permanence entre l'amour et la haine, la déception et l'attente, que mon corps semble prêt à imploser sous la pression, je garde au fond de moi cette lueur qui me murmure : « Garde Espoir ! »
Puis de manière anodine, je descends prendre le petit déjeuner avec ma famille, qui ignore tout de la guerre qui a lieu à l'intérieur de mon être.